J'en veux aux autres de prétendre plus t'aimer que je t'aime. J'en veux aux autres d'avoir les mots justes avec toi, savoir mieux que moi quoi te dire. Ils se donnent une place plus importante dans ton c½ur, petit à petit, place que je convoite avec une ardeur passionnelle. Si tu ne désires pas de sentiments, je ne t'obligerais point à accepter les miens. Tes regards me suffiront, s'il ne me reste que ça. Tu es un pêché mortel, un fruit interdit dans mon existence. Je ne peux t'atteindre, tu es trop loin. J'avalerais tes paroles, comme un poison mortel, je souffrirais de chacun de tes sourires sans âme mais je dois être masochiste, j'aime ça. J'aime que tu me fasses mal, que tu tordes mon c½ur comme un chiffon mouillé, que tu déchires mes entrailles de tes faux mots. Tes mots sont mes maux, je vis dans un rêve où tu m'appartiens. Une pulsion animale me prend, je deviens féline. J'enferme ton visage entre mes griffes & le griffe, le déchire. Je déchire ma raison de vivre, je déchire ce qui me condamnait. Je prends ton âme, la met dans la tourmente. Enveloppe corporelle vide, bonne à jeter. Je ne suis plus humaine, je ne suis plus animale, je ne suis ni vivante ni morte. Je suis sans toi & ça veut déjà tout dire.
Ce fourmillement dans mon sang, ce sourire sur mes lèvres, ce soulèvement de mon c½ur. Il n'y a que toi qui me fait ressentir ça.